Le curriculum s’étend sur deux ans de stages organisés dans une séquence qui vise à faciliter l’atteinte des objectifs, et à favoriser une progression harmonieuse. La première année correspond aussi à une période d’étude intense pour les résidents qui mènent de front leur première année de sur spécialisation, et l’étude des examens de médecine interne. Lorsque la séquence est établie, on tente de positionner des stages favorisant cette étude au printemps.
Tout au long des deux années, le résident participe à six journées d’enseignement portant sur les compétences transversales prévues dans le cadre des objectifs du programme. Deux de celles-ci ont lieu en septembre à Montréal. Elles couvrent l’organisation des soins de santé, l’évaluation de la qualité de l’acte, l’éthique, le fonctionnement en équipe et la lecture critique d’articles. Les quatre autres journées sont organisées tour à tour par les universités du réseau, et les résidents présentent des résumés de sciences de base. Il y a aussi, lors d’une de ces journées, des cours donnés par des experts sur des thèmes divers. Nous avons introduit depuis 2008, grâce à l’initiative de nos collègues de l’Université de Montréal des cours mensuels en visioconférence sur des sujets cliniques pratiques.
Dans le cadre des deux années, le résident doit, sous la supervision des membres du comité de programme, mettre sur pied une activité d’érudition, soit un projet de recherche à proprement parler, une évaluation de l’acte médical et publier une revue de littérature ou faire une présentation de cas lors d’un congrès. La structure administrative du réseau vise à nous amener vers des projets de recherche pour le plus de résidents possibles.
Le stage d’unité de courte durée consiste en la prise en charge d’une unité de malades hospitalisés pour des problématiques multiples (20 à 26 malades). Durant la première année, le gériatre responsable supervise directement l’implication du résident pour lui permettre d’acquérir les aptitudes de gestion de l’unité du travail en équipe interdisciplinaire et en rencontre de famille. Le résident a la charge de superviser le résident junior et les externes de l’unité. En deuxième année, le gériatre responsable diminue son implication sur l’unité pour laisser la place au résident et lui permettre d’exercer son autonomie. Le gériatre assure une supervision par observation et par rencontres du résident en dehors du contexte clinique direct, pour discussion, conseils et réflexion. À ce moment, le résident devient le « leader » de l’équipe.
Le stage en gériatrie ambulatoire permet au résident de voir les patients sur un mode externe et d’entrer en interaction directe avec le réseau communautaire et les médecins de première ligne. Il est supervisé par le gériatre consultant. Il apprend ainsi à évaluer la clientèle gériatrique sous un angle tout à fait original. De plus, cette collaboration avec les omnipraticiens lui permet de beaucoup mieux comprendre les problématiques auxquelles ceux-ci sont confrontés.
Le stage de gérontopsychiatrie se déroule en milieu hospitalier sous la supervision de gérontopsychiatres dans un contexte de consultation sur les unités de soins et en clinique externe. Le résident y est exposé à toute la gamme des complications psychologiques, comportementales et psychiques du vieillissement et des pathologies neuropsychiatriques. Ce stage est aussi le moment d’approfondir la psychopharmacologie.
Le stage de consultation – liaison est le pendant intra hospitalier du stage ambulatoire. Sous la supervision du gériatre consultant, le résident apprend à interagir avec le reste du réseau de l’hôpital. À l’urgence, il a à décider de l’orientation des patients évalués et, sur les étages il établit un plan de réadaptation ou d’investigation pour des patients admis dans d’autres services. Il aura à aider le médecin traitant dans les décisions thérapeutiques mais aussi éthiques se rapportant aux patients évalués.
Le stage de réadaptation – soins prolongés, jusqu’à présent majoritairement fait dans le cadre de l’Institut de gériatrie de l’Université de Montréal. Le résident est sous la supervision directe de la docteure Marie-Jeanne Kergoat, gériatre et également du neurologue et du physiatre consultant. Dans le cadre de ce stage en plus du travail clinique spécifique, le résident est de nouveau exposé à des lectures dirigées en éthique, sur le travail en équipe et sur l’organisation des soins.
Les stages optionnels sont ajustés pour rencontrer les besoins et les intérêts particuliers des résidents. Les stages électifs ont une place importante dans la formation des R-5 et ils sont encouragés et ajustés en fonction du plan de carrière du résident. Il n’existe pas de règle qui limite la portée des stages optionnels.
Stages obligatoires (18 périodes)
- soins de courte durée gériatrique
- réadaptation-évaluation
- psychogériatrie
- gériatrie ambulatoire
- Recherche
- consultation-liaison |
4 périodes
3 périodes
3 périodes
2 périodes
2 périodes
4 périodes |
Stages à option (6 périodes)
- neurologie
- physiatrie
- recherche
- rhumatologie
Activités qui figurent dans tous les stages
Un certain nombre d’activités sont communes à tous les stages. Elles ont trait aux secteurs d’activités suivants :
- psychogériatrie;
- recherche et enseignement;
- traitement des malades externes.
Mode d’évaluation et de contrôle des connaissances
Les connaissances, les aptitudes et les attitudes du résident sont évaluées à l’aide de la fiche d’évaluation des stages cliniques.
Évaluation en cours de formation
Trois fois par année, le résident est soumis à une évaluation sur ses capacités à mener une rencontre d’équipe, une rencontre de famille et une évaluation d’un patient. De plus, une fois par année, il est soumis à un examen écrit similaire à celui du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Les résultats obtenus lors de ces examens sont colligés sur une fiche d’évaluation et servent de critères de promotion, en plus des fiches d’évaluation du stage clinique.